Les composés utiles dans la création de cosmétiques « maison »

Les huiles végétales

Les huiles végétales nourrissent et protègent la peau car elles sont riches en acides gras, en vitamines et en actifs naturels. Ces huiles constituent l’ingrédient de base pour la fabrication des baumes et des crèmes. On les utilise également pour la création de shampoing solides.

Il est nécessaire de choisir des huiles de première pression, à froid, et si possible bio pour créer un cosmétique de qualité et naturel.

Chaque huile végétale a un indice de pénétration dans les couches de la peau. Prenons comme exemple une huile végétale pour chaque couche:

  • l’huile végétale d’Avocat va pénétrer dans la couche cornée de la peau (Stratum Corneum)
  • l’huile végétale d’Argan va  être absorbée dans l’épiderme (Epidermis)
  • l’huile végétale de Calophylle va aller s’introduire dans la couche du derme (Dermis)
  • Pour finir, l’huile végétale de noisette va s’infiltrer dans l’hypoderme (hypodermis)

Il est intéressant de choisir précisément les huiles végétales que l’on veut mettre dans une crème faite maison, car son « lieu d’action » diffère selon les huiles végétales.

Les hydrolats ou Eaux florales

Les hydrolats sont issus de la distillation des huiles essentielles (article le procédé de la distillation ici).

Ce sont de véritables actifs qui remplacent ou accompagnent la phase aqueuse dans la fabrication de cosmétiques maison.

Comme exemple, un hydrolat très apprécié par plusieurs personnes est l’hydrolat de Rose de Damas. Il permet de lutter contre le vieillissement cellulaire de la peau et apaise les rougeurs et le prurit.

Les hydrolats ne sont pas déconseillés aux femmes enceintes car ils ne contiennent que 0.01 à 0.04% d’huile essentielle, pourcentage trop faible pour influencer la grossesse ou le développement du fœtus.

Comment reconnaître une « vraie » huile essentielle ?

De nombreux marchés et magasins vendent des huiles essentielles qui ne sont pas véritablement bio et 100% naturelle, souvent avec des ajouts chimiques. Dès lors, il est difficile pour le consommateur de connaître la qualité des huiles essentielles achetées.

Il faut savoir que chaque huile essentielle doit avoir une étiquette qui contient plusieurs éléments:

  • La nomenclature binominale internationale
    • Nom latin de l’espèce de plante utilisée
  • Le chémotype (ou spécificité biochimique) si cela est nécessaire (CT)
    • Le chémotype correspond à la région où la plante est cultivée et distillée. Suivant le chémotype de l’huile essentielle, les spécificités de l’huile essentielle sont différentes.
      • Prenons comme exemple l’huile essentielle de Thym: il existe plusieurs huiles essentielles de Thym, qui ont chacune des propriétés particulières (par exemple: le Thymus vulgaris CT linalol, le Thymus vulgaris CT  thujanol, etc.)
  • Le mode de culture
    • Sauvage
    • Bio
    • Contrôlée
  • La partie de la plante utilisée
  • La provenance
  • Le numéro de lot
  • La date d’expiration
    • A savoir qu’une huile essentielle ne périme jamais. La date inscrite correspond à des normes et des lois en vigueur dans ce domaine.
  • Parfois, les analyses en laboratoires (il en faut un certain nombre pour avoir les normes dites ISO)